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Cheminer en confiance et lâcher prise


« Il est bon de faire confiance au temps qui passe : l'avenir nous révèle toujours ses secrets. » (Eve Belisle)
 
"L'expérience la plus belle et la plus profonde que puisse faire l'homme est celle du mystère" (Albert Einstein)

 
Comme souvent sur mon chemin, je me retrouve à un carrefour de vie professionnelle. Est-ce un hasard si je me retrouve à la « Maison des Anges », un lieu de paix en terre fribourgeoise, pour réfléchir à ce qui m’aidera à faire les « bons » choix, à avancer le plus sereinement possible – même si ce lieu se situe au bout de
l’ « impasse de Froideville » ?
 
Cela fait longtemps que je ne crois plus au hasard, cette « indiscrétion du Ciel » et, depuis mon burn-out, j’ai négocié avec mes penchants superstitieux, cousins de la pensée magique. C’est donc un beau clin d’œil que me fait la vie, à laquelle j’aimerais faire honneur dans ce texte en parlant de la confiance.
 
Étymologiquement, ce mot vient du latin « cum fides » et veut dire « avec foi ». Frédéric Lenoir, dans son Petit traité de vie intérieure, parle d’ailleurs de « foi-confiance », cette force qui nous permet d’avancer, de changer, d’apprendre encore et toujours ainsi que de nous connaître de mieux en mieux.
 
Mais de quelle foi parle-t-on ? En quoi ou en qui est-il bon d’avoir foi lorsque, comme c’est le cas pour moi aujourd’hui, on se trouve devant l’inconnu, au début d’une nouvelle page blanche, à la fin de quelque chose sans connaître la suite ?
 
Pour répondre à cette question, je vais me reposer principalement sur mon ressenti et sur mon expérience combinée d’être humain et d’accompagnateur d’autres êtres. Comme dans mes textes précédents, mes propos n’ont comme unique but que de témoigner : à chacun d’en tirer ce qui lui semble pouvoir l’aider à avancer dans sa situation.
 
Il me semble que, en matière de « foi-confiance », j’ai tout d’abord envie de me faire confiance, d’avoir foi en mes ressources intérieures, en mes forces. Mais quelles sont-elles ? À vrai dire, je ne ressens pas le besoin d’en faire une liste qui, de toute manière, ne pourrait être exhaustive. En effet, à chaque expérience nouvelle, j’en découvre d’autres et je prends également conscience que ce que je pensais être acquis ne l’est pas autant que je l’aimerais.
 
Mon vrai besoin réside plutôt dans la réponse à la question : qu’est-ce qui m’a permis chez moi de prendre conscience de ce qui, dans une situation donnée, pouvait représenter une force ? Si je reviens sur mon parcours de vie, quelle force intérieure m’a permis à chaque obstacle, à chaque chute, à chaque épreuve, grande ou petite, de me relever, de repartir, de reconstruire et de saisir l’opportunité de grandir ?
 
Ce qui me vient spontanément tient en un seul mot : le courage. Ou, en d’autres mots, le langage du cœur qui s’exprime en empruntant les voies de l’amour et de l’intuition, les deux sons d’une musique intérieure que j’ai toujours su écouter. Même si, apparemment et aux yeux d’autres personnes extérieures à ma situation, mes décisions manquaient parfois de « bon sens », le fait de rester fidèle à ce qui était inscrit au plus profond de mon être m’a toujours guidé et à toujours fini par me ramener sur le chemin qui était celui sur lequel je me devais de marcher. 
 
Mais ma voix (ou voie) intérieure n’a pas été ma seule source d’inspiration dans laquelle j’ai puisé ma confiance. Ma foi s’est également tournée vers les autres : amis, alliés, personnes ressources, soutiens précieux, vitaux parfois. Il ne suffit pas de se faire confiance : encore faut-il avoir confiance dans la capacité des autres…d’avoir foi en nous et en notre projet de vie. Au risque de se retrouver enfermé dans sa propre solitude, orgueilleuse et fière.
 
Pour le dire avec les mots de Jacqueline Kelen (L’Esprit de solitude), « on est toujours plus seul qu'on ne le croit et bien moins seul qu'on ne pense ». Nous sommes en effet les seuls à pouvoir vivre notre propre changement et à mettre les clés dans les serrures des portes que nous voulons ouvrir. Par contre, l’aide, le soutien et le regard, à la fois bienveillant et critique, de personnes extérieures à notre situation peuvent nous permettre de trouver des clés, des serrures et des portes auxquels nous n’aurions pas pensé et de nous donner l’élan nécessaire pour le faire.
 
La confiance aux autres peut en effet nous permettre d’avoir accès à notre courage qui, pourtant bien présent – le cœur de chacun n’aspire en effet qu’à s’exprimer –, ne se donne pas la permission de dire tout haut ce qu’il pense tout bas et, à plus forte raison, de passer à l’action. Les avis et les questions d’autres personnes « de bonne foi » nous donnent ainsi l’autorisation, la légitimité d’être notre propre autorité et de nous définir en fonction de nos aspirations profondes – et non en nous conformant aux attentes des autres.
 
Au-delà de la confiance en soi et aux autres, il y a une troisième dimension en laquelle j’ai pris progressivement confiance et aux pieds de laquelle je dépose cette foi de manière inconditionnelle : la vie. Après mon odyssée des sept dernières années – un voyage dont, aux dires des statistiques, seul un tiers des Suisses « invités » à ce genre de pèlerinage découvre réellement le chemin de retour –, je pense pouvoir dire, à l’instar de Frédéric Lenoir dans L’Âme du Monde, que « la vie nous guidera toujours vers le meilleur ».
 
En effet, même dans les situations qui semblent les plus inextricables, vécues comme étant l’expression d’une profonde injustice, générant une colère à la hauteur de celle de Job, invectivant Dieu de la profondeur de son incompréhension, de sa désorientation et de son indignation, il n’y a qu’une seule chose à faire : dire « oui » à la vie, se laisser porter par le courant en espérant – non, mieux : en sachant que tôt ou tard le fleuve de la vie nous ramènera sur la berge.
 
Une rive qui nous accueillera renouvelé, transformé et, surtout, réconcilié. Avec la vie, certes, mais principalement avec nous-mêmes. Car le « meilleur » dont parle la citation plus haut ne définit pas forcément la qualité du sable qui reçoit notre âme et notre corps, fatigués après tant de tumultes, mais également notre propre paix intérieure, notre unification avec ce qui nous a fait perdre pied en nous, nos ombres, nos démons, nos freins intérieurs.
 
Tout voyage extérieur, toute navigation fluviale est avant tout un itinéraire qui nous conduit au plus profond de nous-mêmes, à nos blessures, à notre Enfer intérieur. Et, également, à notre Paradis, à nos forces, à cette extraordinaire élan d’amour que nous avons tous. Pour nous, pour les autres et pour la vie.
 
En ce qui me concerne, et malgré – ou à cause de – mon passé de nageur de compétition, ce qui a été – et ce qui reste aujourd’hui encore – le plus difficile pour moi dans cette exercice de « brasse coulée », ballotté par les flots de la vie, a été et reste le lâcher prise, l’abandon, le « oui » inconditionnel à ce qui est. Et d’accepter que ce qui est, non seulement est mais est bon et juste. Parce que c’est, tout simplement.  
 
Programmé, de par mon histoire de vie, à contrôler et à exercer ma Toute-Puissance, il a fallu une rupture pour accepter la non-maîtrise, pour passer de l’humiliation à l’humilité, de la crispation à la détente, de la pression à la « dé-pression ». Et je ne peux être que du même avis que Moussa Nabati quand il dit, dans son livre Comment soigner son enfant intérieur ?, qu’ « on ne soigne pas une dépression, c’est la dépression qui nous soigne ».
 
Avoir confiance en soi, en d’autres personnes et en la vie, c’est donc, au fond, accepter que nous avons à la fois peu de pouvoir sur ce qui nous arrive et, en même temps, que l’effet de nos actions peut se révéler infini. Car, cette foi nous permet tout d’abord de créer des liens précieux – à sa propre intériorité, aux autres et à la vie. Puis, ces liens mettent à leur tour en mouvement – nous mêmes, les autres et la vie.

En effet, si l’on se réfère à la physique quantique, à l’approche systémique ou à la philosophie bouddhiste, nous sommes tous reliés et interdépendants. Une intention peut déboucher sur des transformations à plusieurs niveaux et touchant d’autres que nous. Et parce que nous ne maîtrisons pas grand-chose et parce que, fort heureusement, la vie obéit à une logique mystérieuse, il est plus que jamais important d’avoir confiance en elle : car elle seule sait ce qu’elle fait – alors que, la plupart du temps, nous nous illusionnons de pouvoir en contrôler le cours.  
 
Si vous vous sentez concernés par cet article, car en proie à des doutes et à des peurs légitimes devant la nécessité de faire des choix et de prendre des décisions, je vous invite tout d’abord à prendre soin de vos démons, à accueillir ces ombres qui font partie de vous pour ne pas leur donner toute la place qu’elles revendiquent puis à mettre votre confiance dans votre cœur, dans les autres, surtout s’ils sont bienveillants, et dans la vie.

Quoique vous fassiez, cette dernière sera votre plus fidèle compagnon…si vous avez foi en elle et si vous l’écoutez. Un « tuyau » d’initié : le parloir est au plus profond de vous.
 
 
 
 

4 commentaires pour Cheminer en confiance et lâcher prise:

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Patricia on Montag, 6. April 2015 20:39
Cher Olivier, ton texte sur la confiance m'a parlé et m'a également fait réfléchir à ce que le mot "confiance" fait résonner en moi. La première chose qui est apparue est le fait de pouvoir me percevoir comme une personne complète et "parfaite". Complète parce que tout est là et que la course que je connais très bien de "vouloir être plus" ou "avoir plus" mène à un cul-de-sac. Aussi bien que le lâcher prise intempestif qui aurait pour but de vouloir résoudre ou éliminer mes problèmes. Parfaite car toutes mes facettes, plaisantes ou déplaisantes, à mes yeux et aux yeux des autres, n'ont pas à être changées, améliorées, glorifiées ou éradiquées, car elles font qui je suis. ça ne signifie pas que cela m'autorise à dire et agir n'importe comment. Mais l'acceptation de qui je suis me donne la confiance que je peux être responsable de mes actes et de leurs conséquences, bonnes ou mauvaises. A partir de là, l'erreur est possible et la vie n'en devient que plus douce! Le deuxième élément lié à la confiance est quand je décide pour un certain tronçon de ma vie qu'elle est ma "ligne de conduite", qu'elle est la voix ou la voie, comme tu le dis très bien, que j'écoute et qui me guide. Ne pas la remettre en question dès qu'une difficulté arrive, ne pas en douter si des circonstances intérieures ou extérieures la remettent en cause ou la rendent floue, me donne une stabilité, un calme intérieurs que je pourrais nommer confiance. Depuis plusieurs années, une phrase m'accompagne qui résume bien la confiance que je mets en la vie: "je ne sais pas où je vais, mais j'y vais, et joyeusement!" Bonne suite à toi cher Olivier, et belle vie à ton blog. Patricia
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Olivier on Montag, 6. April 2015 23:49
Chère Patricia, Quelle belle surprise de lire ton commentaire ! Un énorme MERCI du fond du coeur pour ton témoignage qui te correspond, du moins telle que je te connais. Merci aussi de ta confiance, en toi et en la vie, dans la joie. Avec toute mon amitié, Olivier


Mighell on Dienstag, 9. Oktober 2018 06:43
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Mae Owen on Donnerstag, 13. Dezember 2018 13:17
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